La minute culture : Tycho Brahe, astronome

Tycho Brahe est un astronome Danois du XVIe siècle. Il aurait, entre autres, cherché à combiner le système géocentrique de Ptolémée avec le système héliocentrique de Copernic. Il pensait donc que toutes les planètes, exceptée la Terre, tournaient autour du soleil, lui-même supposé tourner autour de la Terre. Mais on va s’arrêter là pour l’astronomie.

Tycho_Brahe

En 1599, il s’installe à Prague où il travaille en tant que mathématicien à la cour de l’Empereur Rodolphe II. Il est d’ailleurs enterré dans l’église de Notre-Dame du Týn, dans la Vieille-Ville. Et c’est justement sa mort qui va nous intéresser. Oui, parfaitement. Le bonhomme serait décédé à la suite d’une septicémie, ou peut-être d’une lithiase urinaire (si Dr House avait été là, il aurait sans doute pu lever l’incertitude), à la suite d’un long repas à la cour impériale, parce qu’il s’était retenu trop longtemps d’uriner, ne pouvant pas se lever de table avant l’Empereur à cause des conventions sociales. D’où une petite boutade tchèque souvent employée lors d’une envie pressante : « Je n’ai pas envie de mourir comme Tycho Brahe ».

C’est pourquoi en République Tchèque les toilettes sont toujours gratuits… ou pas.

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Le palais Veletržní, Galerie Nationale de Prague

Dans le top 10 de Prague du guide touristique Lonely Planet figure le palais Veletržní, qui abrite les collections modernes et contemporaines de la Galerie nationale de Prague. Contrairement aux autres sites culturels du centre ville, les touristes n’ont pas encore envahi ce musée : c’était pratiquement désert. Idéal pour profiter au calme de cette immense galerie de 13 500 mètres carrés, avec plus de 2000 oeuvres. J’y ai passé au moins trois heures et j’ai à peine eu le temps de tout voir. C’est pratiquement impossible, ça prendrait toute la journée !

Le palais Veletržní, un gros bâtiment en béton du début du XXe siècle, assez moche il faut avouer !

Le palais Veletržní, un gros bâtiment en béton du début du XXe siècle, assez moche il faut avouer !

Le billet coûte 180 CZK, soit 6€50, mais en tant qu’étudiante j’ai eu droit au tarif réduit, soit 90 CZK. A Amsterdam je n’avais pas été au Rijksmuseum ni au musée Van Gogh parce qu’à 15€ l’entrée ça plombait mon budget : au moins ici on ne se fait pas plumer !

La visite s’effectue de haut en bas : on prend l’ascenseur jusqu’au 5ème étage, et on redescend au fur et à mesure. Les couloirs sont déserts, silencieux, j’entends la semelle de ma chaussure droite qui couine quand je marche. Il y a des gardiens à chaque étage qui parcourent les couloirs, qui vous observent, c’est un peu stressant ! J’ai pas l’intention de piquer un tableau, hein…

Au 5e étage, une exposition temporaire d’un artiste Tchèque des années 50-60, Rudolf Volráb. C’est coloré, il y a beaucoup de séries et je suppose que ça fait écho au Pop Art américain. Je n’ai pas trouvé beaucoup d’informations sur cet artiste, mais la plupart de ses oeuvres demeurent sans nom, sans doute est-il décédé avant de se faire connaître.

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Je descends au 4e étage, où se trouvent les artistes tchèques d’avant 1930. Mis à part Alfons Mucha dont quelques oeuvres y sont exposées, je ne connais aucun des artistes. Des tableaux assez sombres, des scènes de genre mais aussi des paysages, un peu d’art abstrait… J’apprécie, mais je ne m’y connais pas assez pour en faire une analyse détaillée !

Au 3e étage, les cubistes tchèques, mais surtout la collection des artistes français, de Delacroix à Picasso, en passant par Cézanne, Van Gogh, Rodin et beaucoup d’autres. C’est vrai que j’étais surtout venue pour cette partie de la collection, et j’y ai passé un moment.

Picasso, autoportrait, 1907

Picasso, autoportrait, 1907

Au 2e étage, les artistes tchèques de 1930 à 1980. Avis aux amateurs d’art contemporain, cet étage y est dédié ! Mais je suis passée assez rapidement, la visite commençait à être longue. Un peu dommage, parce que ça aurait pu me plaire.

Enfin, au 1er, les peintres étrangers. J’ai pu y admirer des oeuvres de Klimt, Munch et Miro. Rien que ça !

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Joan Miro, Composition, 1933

Comment je me suis improvisée prof de maths

Trouver un job pour se faire un peu d’argent de poche, quand on ne parle pas tchèque et qu’on a la moitié de son emploi du temps occupé par les cours, ce n’est pas évident. Heureusement, j’avais lu avant de partir le rapport d’études d’un élève de Sciences Po qui conseillait de se rendre au Lycée Français de Prague, et de proposer des cours aux étudiants. Beaucoup sont des enfants d’expatriés francophones, qui travaillent dans des entreprise multinationales, ou dans les ambassades. Je me suis donc rendue au Lycée, qui en fait comprend des classes de la maternelle à la Terminale.

L'école d'Athènes, Raphaël, 1510 - Saurez-vous trouver Pythagore ? ;)

L’école d’Athènes, Raphaël, 1510 – Saurez-vous trouver Pythagore ? 😉

J’y ai déposé une annonce pour du soutien scolaire en maths, puisque c’est la seule matière que je me sentais vraiment capable d’expliquer jusqu’à la Terminale. Résultat, quelques semaines après, j’étais contactée par une maman dont la fille, élève de quatrième, avait des difficultés en maths. Revoir le théorème de Pythagore, les bissectrices et les simplifications de fractions… ça fait bizarre ! Parfois j’ai des doutes sur la méthode à utiliser pour les démonstrations, et je râle contre les énoncés de problèmes formulés comme la baigneuneuoire de Gad Elmaleh !

Entre temps, la maman de mon élève a parlé de moi à une de ses amies dont la fille, en Terminale ES, avait besoin d’aide pour réviser le bac. Avant le premier cours, je jette un oeil sur Internet aux tableaux de dérivées et aux formules d’intégration… Zut j’ai un peu tout oublié, j’ai peur de ne pas savoir résoudre les exercices, la honte… Mais en fait tout se passe bien, même si j’ai parfois quelques doutes sur la façon de rédiger les exercices. A la séance suivante, mon élève me confie que sa prof lui a demandé si elle avait fait son exercice toute seule… C’est bon, je peux passer le bac ES !

Choco Café

Attention les yeux – ou plutôt devrais-je dire, les estomacs – cet article est garanti riche en calories. J’avais déjà parlé de quelques cafés pragois, où en général je craque pour un chocolat chaud, dans cet article. Mais là, j’ai vraiment déniché le meilleur chocolat chaud que j’ai jamais goûté à ce jour. Rien que ça !

Posons le décor : petit café cosy dans une petite rue de la Vieille Ville, fauteuils en tissu, tables en bois, banquettes en osier. C’est calme. A côté de nous trois mamans avec chacune un nourrisson, quelques couples…

Sur la carte, des dizaines de chocolats chauds différents, avec des épices, des fruits, des cacaos du monde entier… Je choisis un chocolat avec de la banane et de la cannelle. Et là, ma tasse arrive, énorme, avec un nuage de chantilly… Il y a là une photo à faire ! (Oui, je fais partie des gens qui prennent leur bouffe en photo…)

Qualité médiocre, je n'avais que mon téléphone portable pour immortaliser l'instant !

Qualité médiocre, je n’avais que mon téléphone portable pour immortaliser l’instant !

Je plonge ma cuillère… (oui, j’aime faire durer le suspens !) C’est indescriptible tellement c’est exquis, savoureux, délicieux. Il y a là de quoi épuiser le dictionnaire des synonymes. D’abord, le chocolat : autant vous dire que ça n’a rien à voir avec de la poudre aromatisée diluée dans de l’eau chaude. Là dedans il doit y avoir une bonne tablette de chocolat pâtissier fondu, avec sans doute du lait et de la crème… Ajoutez à ça les bananes à la cannelle, plus la chantilly (probablement faite maison), ce n’est même plus un chocolat chaud, c’est un vrai dessert de chef !

Choco Café U Červené židle
Liliová 250/4

Do you speak Anglais ?

Je reçois plusieurs mails d’étudiants de l’EM Strasbourg qui, en vue de leur année à l’étranger, me demandent des précisions sur Prague. Deux questions reviennent régulièrement : Est-ce que c’est dur de se débrouiller quand on ne parle pas tchèque ? et Est-ce qu’on progresse quand même en anglais ?

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Je ne cache pas que le tchèque, c’est quand même assez compliqué ! J’ai pris des cours cet été, ça s’appelle les EILC et c’est organisé pas le programme Erasmus, j’en ai d’ailleurs parlé dans un autre article. Alors c’est vrai que comparé à d’autres pays d’Europe, ici tout le monde ne parle pas anglais. Je pense que ça s’explique par le fait que l’anglais était moins enseigné avant 1989. Parfois c’est un peu compliqué de se faire comprendre, mais quand même, il faut savoir que dans les lieux les plus fréquentés par les touristes (à l’aéroport, dans les hôtels, les commerces, les restaurants, les banques etc.) on trouve presque toujours quelqu’un qui parle anglais. Si on a besoin d’un renseignement, par exemple si on est un peu perdu dans la rue, il vaut mieux s’adresser à un jeune, plus susceptible de vous répondre. D’ailleurs je me suis retrouvée à plusieurs reprises à indiquer leur chemin à des touristes, et une fois on m’a même remercié en tchèque. Comme quoi, on me prend pour une Pragoise !

En ce qui concerne l’anglais, c’est évident qu’on progresse ! Les cours sont en anglais, on est plein d’Erasmus, je parle en anglais avec mes colocs… Parfois j’ai tellement parlé anglais toute la journée que le soir, sur skype, je n’arrive plus à faire des phrases correctes en français ! Le seul piège à l’étranger, c’est de rester entre francophones, parce qu’on est quand même nombreux, donc c’est assez tentant. D’ailleurs ça énerve beaucoup les autres étudiants, qui eux sont capables de continuer à parler en anglais pour ne pas exclure les autres, alors que les français ne font presque jamais cet effort… J’admets que ce n’est vraiment pas naturel de parler en anglais avec un français devant les autres Erasmus, mais c’est quand même plus sympa pour que tout le monde puisse suivre la conversation !

Bref, n’hésitez plus, mettez Prague dans vos voeux !