La bière, boisson nationale

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Le « Trésor national », ou encore « boisson dorée » !

Je ne pouvais évidemment pas passer à côté d’un tel sujet : la bière en République Tchèque, c’est un peu comme le cidre en Bretagne. Notez d’ailleurs que l’un des premiers mots que l’on apprend dans les cours de tchèque est « pivo » (bière), qui provient du verbe « pít » (boire) : autant vous dire qu’ici, la bière, c’est une institution ! Elle se fait également appeler « tekutý chléb », littéralement « pain liquide » ! Il faut savoir qu’un tchèque boit en moyenne 165 litres de bière par an : faites le calcul, ça fait près d’une bière par jour !

Quelques notions de quantités tout d’abord : ici on sert la bière dans des chopes de 50 cl. La pinte est donc l’unité de base, et si on veut seulement 30 cl il faut commander une « malé pivo », c’est-à-dire une « petite bière ».

Dans les bars et restaurants, la bière à la pression coûte de 20 à 40 couronnes en moyenne, c’est à dire entre 80 centimes et 1€50. Oui, ça fait plaisir au porte monnaie ! La bière revient même moins cher que l’eau minérale… Au supermarché, la bouteille coûte entre 10 et 25 couronnes, soit de 40 centimes à 1€. La bière se vent généralement à l’unité et on trouve peu de bières en packs, à part quelques marques étrangères. On peut par contre acheter 2 litres de bière dans une bouteille en plastique ! Les gens achètent également assez facilement de la bière en canette, même si pour ma part je trouve que ça a un goût pas terrible.

Qui veut un soda ? Ah ben non, c’est de la bière…

Qui veut un soda ? Ah ben non, c’est de la bière…

La bière est toujours servie avec beaucoup de mousse sur le dessus. On peut se permettre de demander au serveur de retirer le trop plein de mousse et de rajouter de la bière si le verre qu’on vous a servi contient plus de mousse que de bière (et ça arrive souvent). Dès que vous avez terminez votre verre, le serveur vient presque systématiquement vous en proposer un autre !

Les deux marques les plus vendues sont la Pilser Urquell et la Budweiser (à ne pas confondre avec son homonyme américaine), mais il existe au total plus de 470 sortes de bières, de quoi satisfaire tous les gosiers ! On trouve même une bière nommée, tenez-vous bien, Bernard Pivo…

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Il paraît que dans l’enceinte de la brasserie où est produite la Kozel se trouve un bouc, sensé donné un petit goût particulier à cette bière ! Je l’ai goûtée et je dois dire que c’est l’une de mes préférées.

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A noter qu’ici, on dit « soûl comme un danois », et non « comme un polonais », allez savoir pourquoi… Et il paraît aussi que la bière brune augmente le tour de poitrine. A méditer…

Pour finir, les tchèques raffolent tellement de la bière, qu’un parti des amis de la bière s’est présenté aux élections de 1990 !

Sur ce, je vous dis nazdraví ! (Santé !)

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Bien installée à Prague !

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Voilà bientôt une semaine que je suis arrivée dans mon nouveau chez-moi : Prague, alias la cité aux cent clochers (j’ai lu « mille » par endroit, je ne sais pas trop quelle expression est juste, toujours est-il qu’ici, il y a beaucoup de clochers).

Bon, en vrai je triche, j’ai déjà passé trois semaines cet été pour prendre des cours de tchèque grâce à un programme financé par la Commission Européenne (je remercie tous ceux qui payent leurs impôts !) nommé Erasmus Intensive Language Courses (EILC, ou CIEL en français). Si vous avez l’occasion de partir en échange Erasmus en Europe dans un pays dont la langue est considérée comme rare (c’est à dire toute langue qui n’est pas l’anglais, le français, l’allemand ou l’espagnol, il me semble), je vous recommande vivement d’y participer !
Je me suis retrouvée dans un groupe de 22 étudiants, originaires de 11 pays différents. Alors oui, il faut apprendre le tchèque, parler anglais, français et même espagnol, ce qui fait qu’à la fin de la journée, on mélange tout, au point de ne plus trouver ses mots dans sa langue maternelle !

Au programme : des heures de cours de tchèque (sans blague), mais aussi de la conversation, des sorties touristiques, et bien évidemment, des soirées (cela va sans dire).

Entre autres, une soirée croisière sur la Vtava (je vous laisse deviner le thème…) :

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Plus d’infos sur les EILC ici.

Après trois semaines de vacances à la maison, me voilà de retour à Prague. Je commence à mieux connaître la ville, et en plus j’ai déjà un petit groupe d’amis venus de plusieurs pays différents, je me sens déjà chez moi !
Cet été j’étais logée dans les résidences étudiantes de l’école, mais j’ai trouvé une colocation pour la rentrée, ce qui m’a permis d’arriver samedi dernier clefs en mains, toutes les modalités ayant déjà été réglées auparavant.

Je partage un appartement avec une Tchèque, un Slovène et un Hongrois-Roumain. L’appart est situé tout près de la rivière (la Vltava), dans le centre ville. Dans ma rue il y a des immeubles avec de belles façades peintes et sculptées, mais le mien par contre est tout moche, un truc en béton qui fait très « ère communiste ». Mais comme me l’a fait remarquer une amie Allemande, quand on regarde par la fenêtre, c’est l’immeuble d’en face qu’on voit, pas le sien, alors quelle importance… Et puis l’intérieur est beaucoup plus joli.

On habite au dernier étage et, oh joie, il y a un ascenseur. Après un an à grimper les cinq étages à Strasbourg, maintenant je jubile de prendre l’ascenseur, même pour descendre !

Ma chambre est super grande : moi qui ai dû faire des sacrifices parmi mes fringues pour réussir à fermer mes valises, et à ne pas devoir laisser à l’aéroport la moitié de son contenu, pour cause de surcharge pondéral de l’avion, maintenant j’ai tellement de meubles pour ranger mes affaires que les étagères sont à moitié vides !…

Bref, me voilà parée pour une année Erasmus en Europe Centrale ! (Oui, ici on n’aime pas dire « Europe de l’Est ».) J’espère que cet article est le premier d’une longue série !
Des bisous !